Le rosé est-il un mélange de vin rouge et de vin blanc ?

En France, il est formellement interdit de mélanger du vin rouge et du vin blanc, sauf pour une exception ! Pour l’élaboration du Champagne Rosé : une petite partie du cépage Pinot Noir est vinifié comme un vin rouge pour apporter sa couleur, avant de l’assembler au Chardonnay blanc, puis de lancer la fermentation.

Pourquoi le rosé est-il rose ?

Comme le vin rouge et le vin blanc,vous aurez remarqué que le rosé tire son nom de la couleur qu’il indique. Sa robe peut aller d’un rose très pâle presque comme un vin blanc, à une couleur plus soutenue tirant sur le rouge pale. Cette couleur est déterminée à la fabrication du vin, et représente une indication sur le type de vin rosé. Il existe deux techniques d’élaboration : rosé de macération ou rosé de pressurage.

Comment est fabriqué le rosé ?

Comme pour chaque vin, le raisin est vendangé, foulé ou pressuré (c’est-à-dire écrasé) pour en extraire le jus, appelé “moût”. A partir de cette étape, le temps de macération (c’est-à-dire le contact) entre le moût et les peaux de raisins détermineront sa couleur plus ou moins foncée, et il existe 2 grands types de vins rosés. Si le vin rouge nécessite une macération allant jusqu’à 2 à 3 semaines, c’est au maximum 12 à 24 heures pour les rosés ! 
Le vin rosé est donc un vin rouge qui n’a eu que très peu de contact avec les peaux des raisins !

A partir de quels cépages peut-on faire du vin rosé ?

Il est issu des même cépages que pour la fabrication des vins rouges, puisque la (presque) seule différence réside dans le temps de contact entre les peaux de raisins et leur jus.
Pour les rosés les plus réputés ces dernières années, de Provence et du Sud : nous aurons majoritairement les cépages : grenache, cinsault, syrah, grenache, mourvèdre, carignan. 
Pour les rosés fabriqués dans les régions septentrionales : nous aurons surtout du pinot noir ou du gamay (Champagne, Loire, et Bourgogne).

Quels sont les différents types de rosé ?

  • Le rosé de pressurage : après la récolte, on presse directement les grappes, en laissant un contact minimum avec les peaux, afin de les mettre en cuve le plus rapidement possible, pour obtenir une couleur très clair, rose pâle à saumonée.
  • Le rosé de macération, ou « de saignée » : cette technique consiste, au contraire, à laisser plus longtemps le moût en contact avec les peaux de raisins, pour obtenir une couleur plus soutenue. On surveille la macération pour obtenir la couleur souhaitée. 
Ensuite, on soutire -on « saigne » la cuve- pour en extraire le jus (d’où le nom), pour le mettre en cuve et lancer la fermentation.
 On obtient des vins à la robe rose framboise, grenadine.

Peut-on faire vieillir un vin rosé ?

Le plus souvent, les rosés que nous aimons boire à l’arrivée de l’automne, peu colorés (de “pressurages”, vous vous souvenez?) frais et fruités, sont à consommer dans leur jeunesse et dans l’année. 
Cependant, il existe certains rosés qui se gardent un peu plus, jusqu’à 3, voir même 5 ans. Par exemple, les rosés de Bandol, plus colorés et charpentés, dont le cépage mourvèdre -souvent majoritaire dans l’assemblage- apporte une belle structure. Les rosés qui ont subit un élevage en fût de chêne, seront aussi les plus aptes à cette garde.

La couleur du rosé influe-t-elle sur son goût ?

Comme nous l’avons vu, les rosés les plus clairs sont les rosés de pressurage : ils sont souvent frais, légers, avec une belle fraîcheur, et possèdent une trame aromatique autour des agrumes, et parfois des petits fruits rouges.
Les rosés “de saignées” sont, eux, souvent plus charpentés, avec plus de matière et, souvent, un peu plus alcoolisés et fruités, voir sucrés.

Pour vos apéritifs estivaux, préférez donc les vins rosés clairs et légers, et essayez les rosés plus charpentés avec les poissons grillés, la charcuterie et notamment le chorizo ! Le mariage est harmonieux et gourmand !